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Statut de l’artiste au Gabon: Un examen approfondi des textes s’impose.

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Les acteurs culturels, les artistes et les partenaires sociaux du ministère de la Culture et des Arts ont eu une séance de travail avec Michel Menga M’Essone, Ministre de la Culture et des Arts le 21 octobre dernier. La rencontre portait sur l’examen des textes juridiques encadrant le statut de l’artiste au Gabon.

Ces dernières semaines ont donné lieu à des joutes verbales entre le Ministre de la Culture et des Arts et les acteurs culturels gabonais soit par médias interposés ou via les réseaux sociaux. La pomme de la discorde fut en particulier l’appel à participation à la 4e édition du Festival Gabon 9 Provinces. Un appel qui ne reçu point un écho favorable auprès de nombreuses personnalités du monde musical dont le rappeur et producteur Franck Ba’Ponga, qui à travers une tribune (https://tromatix.com/index.php/2020/09/30/franck-baponga-denonce-le-manque-de-consideration-a-legard-de-la-culture-au-gabon/) manifestation sa volonté à ne plus prendre part aux manifestations organisées par l’Etat ainsi que sa non participation au Gabon 9 Provinces 2020. Pour lui, il était question d’amener les autorités à donner du respect aux créateurs des œuvres de l’esprit. Car, “Le Statut de l’artiste est plus important que le cachet”.

Le débat sur cette question est du sort réservé aux artistes depuis l’apparition de la pandémie du Coronavirus. En effet, lors des différentes communications du Gouvernement sur la gestion du Covid – 19 et alors que plusieurs secteurs bénéficiaient des annonces d’aide financière, le secteur de la culture, qui va de pair avec l’évènementiel, s’est vu abandonner par les pouvoirs publics. D’où les contestations des promoteurs culturels, des artistes et des personnels du ministère. Plus encore, la déclaration de Michel Menga M’Essone, laissant sous – entendre que les artistes ne sauraient bénéficier d’une allocation quelconque de l’Etat parce qu’ils évolueraient dans l’informel a convaincu ce dernier de se battre pour la mise en place effective d’un encadrement juridique qui valoriserait leurs conditions et les protègerait.

L’organisation de cette séance de travail sur le Statut de l’artiste a constitué une occasion pour que toutes les parties s’accordent à travailler sur les textes de loi afin de parvenir à un exercice juridiquement viable à l’exercice du métier d’artiste en territoire gabonais. Ainsi, pour Christian Mermance N’Nang Nsome, président du Syndicat National de la Culture et des Arts, il est admis que « certains textes qui avaient été déjà introduits au parlement depuis plusieurs années, sans avoir eu une issue favorable, ont été revisités à nouveaux ». Mais, leur application reste un défis majeur. Pour Marcel Djabioh, chanteur, il se pose le problème du vote à l’identique entre les deux chambres du Parlement et de réclamer la mise en place d’une commission. Une requête qui a trouvé une réponse favorable. Il ne reste plus qu’à espérer que cette commission favorise enfin la promulgation du Statut de l’artiste par le Chef de l’Etat.

Pour Tromatix, Séif Mostley.

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