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Kiff No Beat ou l’art de la médisance?

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S’il faut reconnaitre que ces dernières années le Gabon a perdu de son attractivité notamment pour les artistes internationaux du faite de l’arrêt de l’organisation de grands concerts, il n’empêche qu’il a toujours été une terre hospitalière pour de nombreux artistes aussi bien de l’Afrique, l’Europe que des Etats – Unis d’Amérique. Il est difficile de penser un instant que ce pays et ses promoteurs culturels  soient devenus la cible des attaques des artistes notamment ivoiriens.

Il y a quelques mois, Debordo Leekounfa, excentrique chanteur ivoirien, s’estimait être meilleur que tous les artistes gabonais réunis. Si cette prise de parole n’avait suffisamment intéressée malgré l’indignation de quelques acteurs mineurs de la scène locale, celle du groupe de rappeur Kiff No Beat ne saurait l’être. Pour une raison, elle ressemble plus à de la médisance qu’autre chose.

Certains se demandent certainement de quoi il retourne. Il s’agit des déclaration de Didi B sur la chaine ivoirienne Life TV pour la promotion du retour du groupe à l’émission Life WKD le 26 novembre 2021. A la question des animatrices sur des anecdotes de leur carrière, Didi B explique le pseudo mauvais accueil sinon de la maltraitance dont ils auraient fait l’objet. Dans son discours, il affirme qu’ils auraient été “traumatisés” par John Amadou, qui aurait également disparu pendant les 10 jours de leur séjour à Libreville. Une situation qui semble de prime abord embarrassante sachant que jusqu’à ce jour, c’est la première fois que des artistes de la  réputation désormais établie du groupe Kiff No Beat accusent un promoteur aussi établi que John Amadou de les avoir grugés. Ensuite, une telle accusation nécessite des éclaircissements.

Premièrement, le concert dont il est question date de 2015. Il avait été organisé par la maison de disque AFJ Productions dont John Amadou est l’un des managers. Lors de ce concert, Kiff No Beat n’était nullement l’unique tête d’affiche. Il y avait les Ghanéens Guru et Shatta Wale et plusieurs artistes locaux. L’idée qui veut que Kiff No Beat ait rempli le stade est incorrecte. Shatta Wale était beaucoup plus connu à LBV en ce temps qu’eux. Deuxièmement, ils disent qu’ils avaient été conduits directement au stade (Nzeng – Ayong) dès leur sortie de l’avion. Didi B et les siens pourraient également reconnaître avoir manqué à leur obligation contractuelle, qui était d’être à LBV la veille du spectacle. Troisièmement, dire qu’ils ont passé dix jours sans que le promoteur John Amadou ne s’occupe d’eux semble quand même en contradiction avec les faits. Car, après leur départ du Gabon, le groupe avait dévoilé le clip du single “ La Vie de Louga”, réalisé par les équipes de AFJ Productions, sous la conduite de Fabass Konexion et la supervision de John Amadou.

De ce qui précède, Kiff No Beat a le devoir de dire également qu’en refusant de prester comme ils l’ont eux – mêmes indiqué dans l’entretien, ils avaient choisi la rupture de contrat. Le Gabon a toujours été une plaque tournante pour l’évènementiel. Meiway, qui fait les beaux jours de la musique africaine, c’est au Gabon qu’il a entamé cette belle carrière. Il n’a pas admissible qu’à juste 10 ans de scène, Kiff No Beat s’acharne sur John Amadou, dont l’expérience est reconnue dans le milieu de le monde du divertissement africain. Mieux, ils reconnaissent que ce fut leur premier spectacle au Gabon, ce qui fait du Manager de AFJ Productions celui qui leur a ouvert les portes du Gabon et qui malgré leurs égarements leur a offert la réalisation d’un clip.

Séif Mostley.

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