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Le Flow du Sud: “99,99” et les dernières taloches?

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“Le vilain” qui est venu prendre  le game et qui avait annoncé que “2019, 2020, 2021” étaient siennes, Le Flow du Sud distribue de nouvelles taloches sur “99,99”, un freestyle qui se veut sa dernière production aux dires de l’artiste.

Le Flow du Sud est passé maître dans la provocation. Son dernier freestyle “99,99” est un terrain miné. Le rappeur ne se fait pas prier pour indexer les promoteurs et les organisateurs de spectacles au Gabon. “Quand il s’agit du business, c’est contant/[…] Oui pape le cachet, ah sors le cachet/ C’est pas ton beau sourire qui va me faire manger/.” L’absence d’achat des produits musicaux par les fans et les mélomanes est également relevée tout comme l’absence de versement des droits d’auteurs.

De la revue de l’actualité, il dresse des punchlines contre Lendja Fox, Nephtali, Hova Gang (quelques mois seulement après son clash avec N’doman). Le clou est l’annonce de l’arrêt de sa carrière. “Eh, la famille! Merci pour le soutiens. C’est mon dernier son. Il n’y aura plus de nouveautés. A part quelques deals et quelques prestations. Il n’y aura plus rien.” C’est en ces termes que Le Flow du Sud a annoncé son retrait des studios pour des enregistrements.

Pour la rédaction de www.tromatix.com, l’artiste s’étale largement sur les questions de revenus dans ce freestyle. Il met en évidence la gratuité  ou le “ngori” (en tolibagando) qui est le quotidien de la production musicale sinon artistique au Gabon. Il est vrai que si ce jeune talent décide réellement de ne plus faire de la musique que sur commande, c’est qu’il est plus que tant dans notre pays de se battre clairement pour le statut de l’artiste. Le dernier conseil des ministres du 11 août 2021 s’est penché sur le statut des huissiers de justice, il est tant que celui de l’artiste, qui est sur la table des autorités connaisse son épilogue. L’égalité des chances doit rimer avec la valorisation des talents et la perception de la juste rémunération. Les artistes gabonais méritent qu’on reconnaisse leur travail.

Séif Mostley.

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