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ACTUS

Tribune: Violence, sexe et drogue, à quand la croisade?

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Je serai certainement revêche lorsque vous aurez à parcourir ce texte. Cependant, il importe aujourd’hui que chaucn fasse sa part et qu’on sorte de l’immobilisme qui caractérise désormais notre société. Le sujet que j’aborde ici: “Violence, sexe et drogue, à quand la croisade?” est incotestablement plus que d’actualité au regard de l’ampleur du phénomène. Nos artistes musiciens sont désormais les vecteurs de ces fléaux.

Ce matin alors que je procédais à la collecte des informations sur les dernières productions des artistes gabonais, je me suis étonné de la facilité avec laquelle la violence est devenue le fond de commerce des artistes locaux. Très facillement, ils arborent des armes blaches, consomment des drogues pendant les tournages et leurs discours contribuent à la campagne d’incitation à l’hypersexualisation sociale actuellement en cours au Gabon.

Des chansons subversives pour saper les valeurs sociales.

Depuis que la Ntcham a supplanté le Rap comme culture urbaine dans notre pays. Des ex – taulards, des bandits de grand chemin, les barrons de la drogue, les dévergondés et les bangandos sont désormais hérigés en modèles de réussite au mépris de la loi. Des hors – la – loi ont pris la production musicale en otage. Leur morale tend désormais à devenir la norme chez tous les jeunes. Tous se rêvent désormais en “Goudronnier”, “Kéméka”, “Ndoss”, “Dadado”.

Si Don’Zer s’est fait ravir la vedette, les nouvelles poules aux oeufs d’or de la Ntcham, L’Oiseau Rare et le Général Itachi, sont ses meilleurs diciples dans la célébration de la violence comme comme mode vie pour s’assurer un meilleur quotidien. L’ensemble de leurs catalogues est digne d’une messe à la gloire de Sodôme et Gommorrhe. Les artistes gabonais urbains ont pris partie pour la  “subversion”. La dépravation des moeurs est désormais le créneau qui assure le succès et la “prospérité”.

Le malandrin est devenu la référence dans les quartiers. Les musiques de 2MJ, d’un fond hyper vulgaires, entretiennent les soirées sans que quelqu’un s’en émeuve.

A quand la croisade face à la corruption de la jeunesse?

La Constitution de la République gabonaise en son Préambule alinéa 2 dit ceci: “Le Peuple gabonais,[…]  Proclame solennellement son Attachement à ses Valeurs Sociales Profondes et Traditionnelles, à son Patrimoine Culturel, Matériel et Spirituel, au respect des Libertés, des Droits et des Devoirs du Citoyen. (L.47/2010 du 12 janvier 2011)”. 

Aussi, l’Article premier alinéa 6 stipule que: “Les Limites de l’usage de l’informatique pour sauvegarder l’Homme, l’intimité personnelle et familiale des personnes, et le plein exercice de leurs Droits, sont fixés par la Loi ;”. Dès lors, il est plus qu’urgent pour les autorités de se pancher sur le sujet afin d’instituer le respect des normes sociales profondes et traditionnelles dont notre Loi fondamentale revendique l’attachement.

Le rappel au respect de la législation est d’autant plus important en ce moment avec le parlement qui est en phase d’accorder un “statut” à l’artiste gabonais. Il est important de rappeler aux artistes que faire de la musique implique certes le respect de l’esprit créatif, néanmoins le créateur doit être conscient de sa place au sein de la communauté et des valeurs à véhiculer.

Séif Mostley.

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